06 40 23 00 79 contact@vooter.co

Face aux profondes évolutions de la société, certains dispositifs participatifs traditionnels ne sont aujourd’hui plus adaptés à nos modes de vie rapides, urbains et connectés, et deviennent en décalage avec nos conceptions et nos attentes vis-à-vis de la sphère politique. Pour être en phase avec la société actuelle, les formes de participation citoyenne tendent alors à se transformer, en se tournant vers le digital.

 

Les CivicTechs, adaptées au rythme de vie moderne

 

Opportunité ou désagrément, les avis divergent ; mais tous s’accordent à dire que notre société ne cesse de s’accélérer. Notre rapport au temps et à l’information s’est transformé, modifiant nos rythmes de vie, qui deviennent de plus en plus intenses et rapides. Le paradoxe est fort : tout en exprimant le souhait d’être davantage entendu par les décideurs, le citoyen moderne ne trouve pas facilement le temps de s’impliquer dans la vie publique. Les conseils de quartier, réunions publiques, ou encore débats citoyens requièrent de fait une certaine disponibilité.

Pour pallier ce déficit de disponibilité des individus, le numérique offre une solution intéressante, puisqu’il rend les outils participatifs plus flexibles, plus accessibles, et adaptables aux modes de vie de chacun. Il sera plus aisé pour une personne peu disponible de formuler une opinion sur une interface web ouverte en continu, ou via une application mobile, que de dégager un créneau dans un agenda chargé pour se rendre ponctuellement à un temps fort citoyen.

Du point de vue de la collectivité, les CivicTechs abritent un véritable potentiel : d’une part, pour restaurer le lien de confiance avec les citoyens, en leur envoyant un signal positif d’ouverture au dialogue, et de modernité. D’autre part, en touchant davantage de publics et ce, à coûts réduits, elles rendent possible la mise en place et la systématisation de dispositifs de participation sur le long cours, permettant ainsi de passer à une démocratie plus “continue” et de renforcer la culture de la participation chez les citoyens.

 

Nouveaux usages numériques : de l’internaute au mobinaute

 

Selon le baromètre du numérique 2017 réalisé par le Credoc, l’équipement le plus utilisé pour accéder au web n’est plus l’ordinateur (38% des internautes) mais le smartphone (42% des internautes), en particulier chez les jeunes de 18 à 24 ans. Du fait des nombreuses innovations dans le champ du mobile, le smartphone s’est imposé comme l’interface de prédilection, à tout point de vue : multi-usages, intuitif, ergonomique, portatif, il offre en outre accès aux applis mobiles, particulièrement plébiscitées.

De plus en plus, l’internaute devient un “mobinaute”. Cette propension à utiliser le mobile devrait s’intensifier dans les prochaines années, le marché dynamique du smartphone rendant les produits plus accessibles financièrement, et du fait du passage prochain à la 5G ; mais aussi, car la fin des zones blanches en France est un objectif que l’état ambitionne d’atteindre début 2020.

Si une marge de la population ne dispose pas d’un smartphone, ou n’utilise pas les applications mobiles, ses principaux utilisateurs (jeunes et actifs) constituent par contre le public le plus éloigné des formes traditionnelles de participation. Diversifier ses dispositifs participatifs en y intégrant le numérique, et plus particulièrement le mobile, devrait alors permettre de toucher davantage de publics, pour diversifier les contributions et construire un “écosystème participatif” plus riche, et plus sain.

 

La consultation directe, adaptée aux usages mobiles

 

Par son caractère à la fois simple, direct et précis, la consultation citoyenne est une forme de participation particulièrement adaptée aux usages mobiles. Le format “questionnaire” de la consultation permet au citoyen de contribuer facilement et rapidement, et ainsi, de s’impliquer quel que soit son rythme de vie, tout en s’informant sur les enjeux de la vie locale.

En ce sens, la consultation via le mobile constitue non seulement un dispositif, mais également un véritable levier d’implication citoyenne : en invitant le citoyen à mettre un premier pied dans la vie publique locale par un moyen simple, elle l’encourage à s’y intéresser, et à développer son comportement participatif, sur le long cours.

Le smartphone, interface individuelle de communication accessible facilement, en continu, et sans intermédiaire, pourrait-il contribuer à la mise en place d’une démocratie plus directe ? Quoi qu’il en soit, l’outil de consultation directe via mobile, tel que le conçoit Vooter, ambitionne d’aller dans ce sens.